[JV] Tokyo Xanadu ex+ (2015, PS4)

Dans une réalité alternative, Tokyo a été frappé par un gigantesque tremblement de terre en 2005. 10 ans plus tard, Tokisaka Kô, un lycéen vivant à Morimiya, alternant cours et de multiples petits jobs, part à la resoucesse de sa camarade de classe Hiiragi Asuka, mais se retrouve plongé dans l’Éclipse, un lieu situé derrière des portes où errent des monstres. Asuka lui explique qu’elle fait partie de Nemesis, un groupe essayant de faire disparaître les éclipses.


Avis de Rick :
Pour les connaisseurs, et les vieux on dira, Xanadu est une saga connue, née en 1985. On la connait aussi sous le nom de Dragon Slayer. C’est Falcom qui est derrière cette saga RPG de fantasy depuis ses débuts. Mais cela faisait des années que l’on n’entendait plus parler de la saga, que ce soit sous le nom Dragon Slayer avec The Legend of Heroes 2 en 1992 (oui, ça date), ou Xanadu Next en 2005, sur PC et… N-Gage. Mais si, la console portable de Nokia (à laquelle je n’ai jamais touché). Mais passons. Tokyo Xanadu, puis sa version boostée pour PS4, Tokyo Xanadu ex+, c’est un peu la même chose, la continuité de la saga, sans l’univers fantasy, mais dans un milieu plus actuel et urbain. Maintenant que le décor est bien planté, nous pouvons parler du jeu plus en détail, notamment de cette version ex+ qui est celle que j’ai eu entre les mains durant une partie assez longue (j’aime les contenus annexes). Une partie donc de tout de même 74h. La version ex+, en plus d’ajouter des quêtes relativement courtes entre les chapitres (en moyenne, 30 minutes), rajoute un chapitre entier se déroulant après l’histoire principale, chapitre durant bien 5 ou 6h, rien que ça. Pour ce action RPG, le joueur incarnera Kô, un jeune lycéen toujours hanté, comme beaucoup d’habitants, par le séisme qui ravage Tokyo 10 ans plus tôt. Lycéen plutôt intelligent, ayant une tonne de petits boulots après les cours dans divers quartiers, Kô finit par être témoin un soir d’une agression sur une camarade de classe, Asuka, puis de l’apparition d’une faille. Alors que l’on pense bien faire, voilà que le joueur se retrouve dans l’éclipse, une dimension parallèle peuplée de monstres.

Asuka n’est pas la jeune femme sans défense qu’il pensait puisqu’elle fait partie du groupe Nemesis qui a pour but de chasser ces éclipses et de les faire disparaître. L’histoire aurait pu s’arrêter là pour Kô dont la mémoire est immédiatement effacée par Asuka, mais lorsque Shiori, son amie d’enfance, se retrouve à son tour enlevée dans l’éclipse, Kô réveille quelque chose en lui et se retrouve apte à combattre. Et voilà que notre longue aventure de 8 chapitres commence. Et comme Blue Reflection récemment, Tokyo Xanadu reprend plus ou moins le schéma d’un Persona. Une alternance entre journées en cours, temps libre pour discuter et explorer, et des donjons dans un monde alternatif. Mais ça fonctionne notamment grâce à la grande galerie de personnages, malgré l’arrivée classique (un nouveau personnage par chapitre basiquement), grâce à son univers que l’on prend plaisir à explorer. Et du coup, si petits défauts il y a, rien de bien dommageable sur l’ensemble de l’aventure. Alors donc, basiquement, comment que ça se passe pour ceux qui ne connaissent pas la formule. Un chapitre commence, on se réveille, on va en cours, on suit quelques cinématiques et des dialogues (plus ou moins longs suivant les chapitres). Puis une fois la journée de cours terminée, on prend enfin le contrôle de notre personnage. Plusieurs choix s’offrent alors à nous. Bien entendu, on peut aller directement à l’objectif, mais là n’est pas l’intérêt d’un RPG bien entendu.

On pourra donc aller parler à tout le monde sur notre chemin pour en apprendre un peu plus sur leur vie, parler à nos amis en utilisant des fragments offerts à chaque chapitre, débloquant ainsi des événements spéciaux. Et ça, ce sera utile, pour connaître notre équipe bien entendu, mais également car passer du temps avec eux pourra augmenter leurs HP, ou même parfois leurs attaques et défenses. Et également pour débloquer un événement spécial à la fin du jeu, si l’on a la fiche complète du personnage en question. Mais notre temps libre nous permet également de visiter les différents quartiers, ce qui sera plus qu’utile. Car dans Tokyo Xanadu, il y a des gens à qui parler, mais aussi des objets à acheter. D’une part car il y a des objets secondaires qui nous donneront des bonus (des bouquins à lire ou des objets à offrir aux membres de notre équipe), d’autres qui décoreront notre chambre et nous donneront parfois des évènements bonus… Mais il y a aussi tout le reste, puisque dans Tokyo Xanadu, le joueur va passer du temps à s’améliorer. Améliorer ses armes par exemple, ses compétences. Dans sa version originale, comparé à la version ex+, Tokyo Xanadu était apparemment un peu facile. La difficulté a été un peu revue à la hausse ici, et il va donc falloir s’équiper, autant en objets physiques (tenue, chaussures, charmes), autant qu’améliorer son arme en intégrant des éléments à celle-ci, nous donnant des bonus considérables (attaques, défenses, HP en plus, coups spéciaux, altération d’état). Mais à chaque élément équipé, le joueur aura aussi la possibilité d’améliorer ce dit élément. Autant dire qu’il y a de quoi faire.

Mais ce n’est pas tout, puisque dans Tokyo Xanadu, le joueur pourra aussi faire ses courses afin de cuisiner après, créant ainsi des objets de soin salvateurs (suivant la personne de votre équipe qui s’occupera de cuisiner). Du temps libre déjà bien lourd, auquel vient s’ajouter quelques activités annexes juste pour le fun (la salle d’arcade avec des mini jeux, le skateboard), des donjons facultatifs afin d’augmenter de niveaux et de ramasser des objets, mais aussi bien entendu des quêtes secondaires assez variées, certaines banales (aller au point A, parler à untel, puis aller au point B), certaines beaucoup plus passionnantes. Il faut savoir que le jeu nous balance quelques quêtes via notre téléphone, mais que pas mal de quêtes sont également cachées, et qu’à moins de vraiment explorer le jeu, on passera à côté, ce qui fut mon cas au début du jeu. Là déjà, c’est énorme. Mais arrive donc ensuite la partie RPG du titre. Quand l’histoire avance, que l’on rencontre de nouveaux personnages, on se retrouve souvent propulsé dans un donjon. Les donjons sont plus ou moins longs (mais en les connaissant, la plupart peuvent être torchés en moins de 10 minutes), mais plutôt linéaires. Avec bien entendu un boss à la fin. Et si dans les premiers chapitres, on se farcit un simple petit donjon, un boss puis on n’en parle plus, lorsque l’aventure est bien entamée, ce n’est alors plus trop simple, et il y aura parfois 2, 3 voir plus de donjons dans un chapitre, des boss gigantesques et j’en passe.

Tokyo Xanadu d’ailleurs est un action RPG, il n’est pas au tour par tour. L’écran ne va pas se figer pendant les combats, l’ennemi ne va pas nous attendre, il va falloir être vif, analyser la situation, et savoir utiliser ses armes. Car lorsque l’on se lance dans un donjon, il faudra choisir trois personnages. Le jeu nous annonce d’office les ennemis que l’on va pouvoir rencontrer et surtout leur élément, et il va donc falloir prévoir son équipe en fonction de cela, pour pouvoir faire des attaques dévastatrices. Le reste est plutôt simple et classique, avec des attaques fortes, des attaques de bases, combo. À cela vient s’ajouter des attaques plus dévastatrices, le X-Drive avec R2 si notre barre est chargée, ou encore attaquer à deux en même temps en appuyant vers le bas sur la croix directionnelle, ou encore une grosse attaque à deux en appuyant sur L2. Avec un peu de préparation et d’habitude, les donjons ne sont pas si durs (quoi que, le dernier du chapitre bonus…), mais les boss eux sont tout de suite d’un autre niveau, puisque leurs attaques font mal, ils sont plus imprévisibles, et parfois, on ne comprend pas tout ce qu’il se passe à l’écran (beaucoup d’effets, beaucoup de lumières, ça part dans tous les sens).

Plutôt complet donc ce Tokyo Xanadu ex+. Si l’on ajoute donc le chapitre bonus en fin de partie (sympathique, bien que ressemble à un final à rallonge qui ne veut jamais se finir), on en a pour notre argent. Le contenu est plutôt grand, les personnages attachants. Heureusement, la technique, sans être renversante, est honnête derrière. Au départ jeu PS Vita (et ça se sent parfois), le jeu reste plutôt beau malgré des éléments approximatifs et quelques rares décors un peu vides, les animations sont fluides, et d’ailleurs le jeu tourne à 60fps, ce qui est appréciable. Alors certes, sur ma longue partie, je n’aurais eu que deux ou trois petits bugs (sonores notamment, avec une saute de son après une trop longue session), mais on dénote quelques éléments plus approximatifs, notamment dans certaines textures, ou encore quelques personnages qui semblent marcher dans le vide quand ils montent des escaliers. Des petits détails, rien de grave. Graphiquement ça reste donc sympathique, le jeu est facile à prendre en main (malgré quelques sauts frustrants dans les donjons sur la fin), et pour en rajouter une couche, musicalement ça tient la route. Quasiment tous les dialogues sont doublés, les bruitages sont en général de bonne facture, et on notera quelques excellentes musiques assez épiques (et donc un peu moins convaincantes). Sans rien renouveler, reprenant le schéma des Persona, ce Tokyo Xanadu ex+ reste une bonne expérience et un bon Action RPG, voir même très bon, qui plaira aux amateurs du genre. À noter, comme quasi toujours en fait, que le jeu est en Japonais sous titré Anglais.


GRAPHISMES
Jeu Vita au départ, Tokyo Xanadu ex+ n’a pas à rougir. Certes, c’est souvent limité, mais ça fait le boulot, ça a un style agréable. Si on déplore quelques petits bugs, rien de franchement handicapant.
JOUABILITÉ
Une maniabilité simple à laquelle s’ajoutent pas mal de petites subtilités au fur et à mesure. Rien de compliqué, et l’ensemble se prend en main très facilement. On explore, on résoud quelques énigmes simples et on fait le ménage dans les donjons.
DURÉE DE VIE
Le jeu comporte 8 chapitres de plus en plus longs plus on avance, plus des quêtes secondaires (environ 5 par chapitres, et certaines sont cachées) ainsi que des Side Quest entre chaque chapitre. Cette version PS4 ajoute également un chapitre bonus assez long. Si on veut tout faire, un peu plus de 70h sera nécessaire.
BANDE SON
Une bande son sympathique. Pas inoubliable, mais ça fait clairement le job lors de l’exploration des différents donjons ou lors de certains événements clés.
CONCLUSION
Excellent petit Action RPG, Tokyo Xanadu ex+ a du contenu, est long, plutôt beau, il est prenant, ses personnages sont attachants. Et pour ceux qui veulent vraiment tout faire, le jeu débloque après sa longue histoire un chapitre bonus, puis le New Game + ajoute 6 donjons optionnels. De quoi faire donc.

note85



Titre : Tokyo Xanadu ex+
Année : 2015
Studio : Nihon Falcom
Editeur : Aksys Games
Genre : Action RPG

Joué et testé sur : PS4
Existe sur : Playstation 4, PS Vita, PC
Support : dématérialisé en Europe


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1 Comment

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  1. Je comprends que les gens peuvent aimer ce genre de jeu, ça donne vraiment l’impression de jouer dans un manga. Après, quand on n’aime pas vraiment comme moi le look japanisant, c’est assez compliqué. Remarque, je joue à Xenoblade Chronicles 2 qui est plutôt très typé manga, mais je me fais parfois un peu violence sur les passage en gros plan ou ces gros yeux, ces coiffures improbables et c’est intonations typiques des mangas complètement exagérées me sautent à la tête ^_^

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